a) L'euthanasie doit rester une transgression de la loi

L'euthanasie reste un sujet de débat qui oppose les personnes pour cet accompagnement à la mort et d'autres contre.

Nous allons voir les arguments qu'utilisent les personnes contre l'euthanasie :

Tout d'abord l'euthanasie doit rester une transgression de la loi, c'est-à-dire qu'elle ne doit pas se banaliser et que les personnes se rendent compte qu'euthanasier quelqu'un n'est pas simplement lui rendre service. Donc, l'euthanasie ne doit être effectuée que pour des cas exceptionnels et dans des conditions exceptionnelles.

Ensuite, euthanasier quelqu'un c'est lui donner la mort ainsi c'est un geste très difficile à appliquer notamment pour les médecins qui sont liés au serment d'Hippocrate (serment que font les médecins avant d'entrer dans le métier qui dit qu'il faut s'occuper de son malade et essayer de le soigner jusqu'à la mort).

Aussi, des malentendus sont possibles car lorsqu'une personne dépressive demande la mort, c'est une personne malade mentalement donc il n'est pas sûr que celle-ci veuille vraiment mourir. De nombreux médecins, dont le docteur que nous sommes allés voir à l'hôpital font-Près, ont dit qu'une personne malade a essayé de se suicider en vain, et qu'après cette tentative de suicide la même personne voulait vivre. Donc, on ne peut être sûr de ce que la personne demande dans son for intérieur. Dans le livre de Vincent Humbert "Je vous demande le droit de mourir", après la demande de son euthanasie au président Mr.Chirac, de nombreuses lettres lui sont parvenues dont une écrite par un tétraplégique comme lui qui lui raconte que dans les trois premières années après son accident il voulait lui aussi être euthanasié mais au bout d'une longue réflexion de plusieurs années il avait accepté son handicap et finalement décidé de vivre avec jusqu'à la fin. Pour Luc Ferry et Axel Kahn, dans le livre << Faut-il légaliser l'euthanasie ? >>, la question de la volonté et du libre-arbitre de l'individu qui a décidé de mourir est décisive. C'est même leur argument central pour refuser la légalisation de l'euthanasie. En effet, selon eux, la volonté humaine est par définition changeante or aider quelqu'un à mourir c'est le priver de pouvoir changer d'avis par la suite. L'argument du libre-arbitre ( la liberté de décider de sa mort) est retourné puisqu'euthanasier quelqu'un c'est le priver de la liberté de décider après coup de continuer à vivre.De plus, les personnes concernées par l'euthanasie sont pour la plupart atteintes de maladies graves, de souffrances insupportables qui affectent leur libre-arbitre et leur volonté.

Enfin, ce sont des charges très lourdes pour les proches et la société, accablés, que de prendre cette décision. Et pour le médecin, ce geste est inhumain car il enlève une vie alors qu'il pratique ce métier dans le but d'en sauver.

Pour le catholicisme, dont la doctrine à ce sujet a été rappelée par le pape Jean-Paul II en 1995, l'euthanasie est en opposition directe avec le 5e commandement : « Tu ne tueras point ». En conséquence, toute forme d'euthanasie est prohibée.

L’euthanasie est donc un crime qu’aucune loi humaine ne peut prétendre légitimer. Des lois de cette nature, non seulement ne créent aucune obligation pour la conscience, mais elles entraînent une obligation grave et précise de s’y opposer par l’objection de conscience.

Cette interdiction entre dans le cadre plus général de la dénonciation d'une « culture de mort » des sociétés occidentales pour lesquelles « une incapacité irréversible prive une vie de toute valeur ». Au contraire, pour les catholiques, la profondeur de la vocation surnaturelle de l'Homme révèle la grandeur et le prix de sa vie humaine, même dans sa phase temporelle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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